Ce que j’ai pensé du micro espion dotON par aTTo digital

Nous vivons perpétuellement dans un environnement sous haute surveillance. DGSI, DST, Renseignements Généraux ? Non, plutôt assistants personnels type Google Home ou Amazon Alexa, Smartphone, réseaux sociaux… et pourtant il reste dans la conscience collective une certaine peur d’être surveillé à notre insu. Et pour certaines personnes, un certain fantasme d’espionner les autres.

Est-ce dû à la culture populaire alimentée par le cinéma et la littérature ? Très certainement, une partie des gens rêvent de devenir 007 et l’autre partie d’être victime de ces possibles indiscrétions. Quoi qu’il en soit, cela alimente un marché, principalement, au niveau des solutions d’enregistrement audio discrètes. Mais ne tombons pas tout de suite dans la paranoïa, je ne pense pas que vous soyez entouré de personnes qui cherchent à vous enregistrer sans que vous le sachiez. Dans la réalité des choses ces micro autonomes servent dans la plupart des cas à bien d’autres usages.

Car finalement, ce ne sont rien d’autres que des dictaphones de petite taille. Ces « micro-espions » autonomes sont, un micro, bien entendu, couplé à du stockage. Le tout, interfacé grâce à de l’électronique qui enregistrera sous forme de fichiers audio, sur le stockage, les sons captés par le micro. Bref un dictaphone numérique en sommes.

Et donc, avant de servir de périphériques d’espionnage, ce genre de matériel sert le plus souvent comme dictaphone… pour enregistrer un cours magistral, ou bien encore pour qu’un médecin puisse recueillir ses commentaires durant son examen. Si vous êtes un peu méfiant, avant de vous soucier de ce genre d’appareils, vous devriez vous pencher sur tout ce qui nous écoute durant une journée normale.

Ceci étant dit, ces micros, dit « espions » donc, restent tout de même une solution d’enregistrement audio intéressante pour tous les usages que nous venons de citer. Ils sont facilement transportables grâce à leur petite taille, possèdent généralement une batterie intégrée (c’est imposé par la miniaturisation du produit), et les avancées du stockage permettent d’enregistrer une importante quantité de sons. De plus, la qualité sonore est généralement assez correcte, surtout pour l’enregistrement de voix.

Aujourd’hui c’est du dotON de la marque aTTo que nous allons vous parler.

Présentation

Le dotON se présente sous la forme d’un tout petit rectangle de 4 cm de long sur 1.8 cm de large pour 9 millimètres d’épaisseur. On comprend tout de suite que ce très faible encombrement est idéal dans bien des usages. Le dotON pèse 9 grammes, vous ne le remarquerez pas, que vous le glissiez dans une poche ou dans un sac. Dans ce dernier cas, vous risquez même de devoir le chercher un petit moment. Un petit trou dans le boitier permet de pouvoir monter le dotON sur une dragonne ce qui peut être très pratique si vous êtes amené à l’utiliser très souvent, dans le milieu médical ou l’enseignement par exemple.

A l’avant du produit, on ne retrouve qu’un seul bouton, on ne peut pas faire plus simple il n’y a pas de réglages, soit on enregistre, soit on n’enregistre pas. On allume l’appareil l’enregistrement se lance, on l’éteint, il se coupe. Enfin, pour être précis, quand on allume l’appareil, on le met en position de pouvoir enregistrer, car l’enregistrement se fait sur détection audio. Ce que ça veut dire c’est que le dotON n’enregistre pas en permanence mais uniquement quand il détecte des sons.

Ces sons, qui donc déclencheront l’enregistrement, peuvent être capté dans un rayon de 5 mètres. Si le but est d’enregistrer votre cours de Fac, il faudra bien se mettre au premier rang… pour le reste des usages où il est plus aisé de porter l’appareil à sa bouche, cela ne sera pas un problème.

La batterie, rechargeable via un port mini USB, a une capacité de 110 mAh, ce qui devrait permettre environ 20 heures d’enregistrement. Du côté du stockage, et c’est là que c’est intéressant, il est intégré directement dans le dotON. Ainsi, il n’y aura aucun autre frais à prévoir lors de l’acquisition de l’appareil puisque vous n’aurez pas à acheter de carte SD.

Ce stockage est de 8 Go, ce qui signifie que le dotON est capable d’enregistrer environ 90 heures de fichiers audio. Fichiers audios qui seront encodés au format WAV à 192 kbps (kilo bits par seconde), dans une qualité suffisante pour de la voix donc.

Pour ce qui est de l’extraction des fichiers audio qui auront été enregistrés, c’est très simple puisque le dotON est détecté comme un stockage flash classique quand il est connecté à un ordinateur, à la manière d’une clé USB. Il vous suffira donc de copier-coller les fichiers qui vous intéresse du dotON vers votre disque dur, comme vous le feriez par exemple avec les photos de votre appareil photo.

Le dotON est doté d’une fonctionnalité de réduction de bruit ambiant, ce qui à mon sens confirme bien sa destination de dictaphone de poche plus que de micro espion.

Avis

Cet aTTo dotON n’est pas dénué de défauts. Premièrement, mais ça on s’en doute avant même de l’essayer, les données du constructeur concernant la durée maximale de la batterie sont à mettre en perspective. En effet, cela va beaucoup dépendre du nombre de détection que le micro va réaliser. Cependant cela est contre balancé par le fait qu’il est tout à fait possible de continuer d’enregistrer pendant que le dotON est en charge (ce qui n’est pas le cas de tous les concurrents). Ainsi, en laissant le micro branché à une batterie portable ou à n’importe quel autre port USB il est possible de remplir totalement la mémoire.

Cette détection de bruit qui lance l’enregistrement peut aussi être un problème durant les premiers temps. En effet, si vous enregistré un environnement bruyant, cela ne sera pas un problème puisque le micro enregistrera en continu. Par contre, si vous vous en servez pour enregistrer vos mémoires, et que donc vous énoncez des phrases pouvant être séparées les unes des autres, il risque de manquer le début de toutes les phrases, le temps que la détection sonore déclenche l’enregistrement. Bon il n’y a rien d’insurmontable c’est juste un coup à prendre, mais il faut bien avouer qu’au débuts c’est un peu déconcertant et il vous faudra un petit entrainement avant d’être bien au point avec le produit.

Autre petit reproche, le port mini USB. In est quand là ? En 2020, exact ? Il vous en reste, vous, des câbles mini USB comme en 2003 chez vous ? Bon alors certes, le câble est fourni, mais il va occuper un port USB, on aurait préféré que ce port soit aux standards actuels de l’USB type C, ou même en micro USB, mais bon, là non plus, il n’y a rien d’insurmontable.

Un point appréciable, c’est que les fichiers audios créés sur le stockage sont horodatés. Vous saurez donc avec précision quand a été enregistré chacun de ces fichiers.

Le son des enregistrements est plutôt bon, vous allez me dire que c’est la base pour ce genre de produit, et pourtant détrompez-vous ! Souvent, dans cette catégorie de matériel, dès que le terme « espion » est utilisé, et dès que la miniaturisation est présente, la qualité audio est affreuse. Avec le dotON ce n’est pas le cas et les enregistrements sont très utilisables. Entendons-nous bien, je ne suis pas en train de dire que nous sommes dans le domaine de la Hi-Fi ou bien que vous pourrez vous en servir pour enregistrer les pistes sonores d’un film, mais si on reste sur l’usage dictaphone, on entend très bien ce qui a été enregistré, et c’est très bien pour ce type de produit.

Concluons, le dotON est vraiment un bon petit produit qui s’éloigne de l’image gadget des micros dits « espions » pour se rapprocher du dictaphone miniaturisé. La qualité sonore est assez bonne, le stockage généreux et la batterie suffisante si les détections ne sont pas trop nombreuses. SI vous cherchez ce type de solution ultra transportable le dotON peut être une bonne solution. Cependant si vos besoins sont très ponctuels et que vous pensez que vous ne vous en servirez que de dictaphone et dans de rares occasions alors essayez d’enregistrer en vous servant de votre smartphone avant d’investire.

Click Here to Leave a Comment Below 0 comments

Leave a Reply: